Compatibilité Silverlight Silverlight : systèmes, navigateurs et limites actuelles

En octobre 2021, la prise en charge officielle de Silverlight s’est arrêtée. Pourtant, dans le secret de certains services métiers, ce plugin continue d’alimenter des outils vitaux, parfois impossibles à migrer à la volée. Microsoft Edge, depuis son virage Chromium, a dit adieu à toute extension Silverlight. Internet Explorer 11, dernier bastion, n’est plus maintenu sur la plupart des plateformes. Hôpitaux, collectivités, groupes industriels : beaucoup affrontent encore les conséquences de cette bascule, coincés entre impératifs de sécurité et inertie logicielle. Les alternatives modernes réclament une adaptation technique qui ne s’improvise pas, ni pour les utilisateurs, ni pour les développeurs.

Silverlight aujourd’hui : compatibilité, usages et raisons de son abandon

Lancé en 2007 par Microsoft, Silverlight a longtemps été la clé de voûte du développement d’applications web interactives et de modules multimédias avancés. Pendant des années, ce plugin a permis de bâtir des applications riches sur une large palette de navigateurs et de systèmes, tout en profitant de la force de l’écosystème .NET. La liste des usages parle d’elle-même : streaming vidéo pour Netflix, outils interactifs pour les Jeux Olympiques sur NBC Olympics, statistiques en direct pour la NBA. Silverlight a marqué une époque, celle où le web cherchait à rivaliser avec le logiciel natif.

La compatibilité de Silverlight a longtemps été large. Il s’installait sur windows XP, windows 7, windows 10, plusieurs versions de windows server et même sur Mac OS X. Mais cette ouverture s’est progressivement réduite. Les navigateurs modernes, Google Chrome, Mozilla Firefox, Safari, ont mis fin au support des plugins NPAPI entre 2015 et 2017, asséchant de facto le terrain de jeu de Silverlight. Aujourd’hui, seuls Internet Explorer ou Microsoft Edge en mode IE sous Windows permettent encore de lancer une application Silverlight de façon native.

Du côté de Linux, Silverlight n’a jamais été officiellement pris en charge. Une tentative open source, Moonlight, a bien émergé pour l’écosystème Mono, mais elle est restée marginale : compatibilité limitée à quelques navigateurs comme Firefox, Konqueror ou Opera, et fonctionnalités incomplètes.

Pourquoi ce retrait progressif ? En un mot : sécurité. Les failles inhérentes au modèle des plugins, la montée des standards ouverts comme HTML5, et la volonté des éditeurs de simplifier le web ont signé la fin de Silverlight. Le couperet est tombé le 12 octobre 2021, avec la fin du support officiel par Microsoft. Les applications Silverlight ne survivent plus que dans des contextes spécifiques, là où une réécriture complète est encore trop risquée ou coûteuse, notamment pour des outils développés dans Visual Studio en C#, Visual Basic ou JavaScript.

Pour mieux cerner le paysage actuel, voici les points clés à retenir :

  • Internet Explorer reste le dernier navigateur officiellement compatible
  • Windows demeure le principal système d’exploitation d’accueil
  • HTML5 s’impose comme l’alternative, soutenu par Microsoft et l’ensemble de l’industrie

Jeune femme utilisant une tablette dans un café avec logos Silverlight

Migration vers Microsoft Edge : quelles alternatives pour les utilisateurs et les développeurs ?

La disparition du plugin Silverlight bouleverse les repères établis, surtout pour les entreprises qui dépendent encore d’applications métiers héritées. L’abandon du support sur Microsoft Edge, Google Chrome et Mozilla Firefox impose une réévaluation en profondeur des stratégies de déploiement. Seule échappatoire : le mode Internet Explorer intégré à Edge, qui fait office de solution d’attente. Mais ce compromis ne tiendra pas éternellement.

Pour les développeurs, la voie la plus solide s’impose : porter les applications Silverlight vers HTML5. Ce standard, adopté universellement, assure la compatibilité sur tous les navigateurs récents et prend en charge des fonctions multimédias auparavant réservées aux plugins. Les technologies comme DASH (Dynamic Adaptive Streaming over HTTP), MSE (Media Source Extensions) et EME (Encrypted Media Extensions) remplacent les solutions propriétaires pour la vidéo, le streaming protégé et la gestion des droits numériques.

Voici les alternatives et axes de migration qui redessinent le quotidien des équipes techniques :

  • HTML5 sert désormais de socle aux applications interactives
  • DASH, MSE, EME prennent le relais pour la diffusion et la sécurité des contenus audiovisuels
  • Le portage progressif ou la réécriture des applications Silverlight s’impose pour rejoindre les standards du web moderne

Certains outils comme Visual Studio proposent des solutions de conversion et d’adaptation du code, mais la migration reste un défi pour les infrastructures complexes. Pour les utilisateurs, le bénéfice est immédiat : navigation sans plugin, utilisation simplifiée, indépendance vis-à-vis du navigateur. La tendance se dessine : l’écosystème web fait bloc autour de l’interopérabilité, de la sécurité et de la durabilité. Et la page Silverlight, lentement, se tourne pour de bon.

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